LIBERALISME .
Un si beau mot à l'origine qui se retrouve
désormais retourné comme un gant.
REVOLUTION .
1789 révolte
contre les nobles qui pressuraient le peuple.... 2009
révolte contre les banquiers qui pressurent
les citoyens?
PUB .
La retraite à 70 ans : vous en aviez cauchemardé, Sarkozy l'a fait!
COHERENCE .
Il n'y a plus de création d'emplois, plus de travail pour les jeunes, les seules possibilités restent donc les postes libérés par les départs à la retraite... c'est pourquoi,
en toute logique, on demande maintenant aux anciens .... de travailler jusqu'à 70 ans! C'est
idiot, direz-vous... tss.. tss.. vous vous trompez, c'est contraire au soutien de l'emploi, certes... mais très logique dans la démarche habituelle de nos gouvernants, toujours plus de fric pour les gens d'en haut : un ancien maintenu à son poste coûte moins qu'un retraité + un jeune pour le remplacer.. CQFD.... et on
nous dit que c'est au nom de la liberté (1) de chacun (de se faire gruger encore plus profond certainement)... chapeau, c'est fort!
Si les départs restent sur la base du volontariat, qui demandera à continuer ??? ...
- les plus bas salaires à la retraite insuffisante, auquel cas les aider vraiment serait de revaloriser leur salaire et leur retraite plutôt que leur donner la "liberté" de prolonger leur galère
- les titulaires d'une bonne situation bien payée, "pas trop pénible" ou d'un poste de prestige... et nous retombons dans le cas de figure habituel, favoriser ceux qui n'en ont nul besoin, offrir toujours plus de faveurs à ceux qui sont déjà favorisés
Dernier point, on sait bien que les performances mentales diminuent avec l'âge.. les défenseurs de la mesure diront que ceux qui demanderont à continuer seront ceux qui se sentiront encore en pleine possession de leurs moyens.... ouais, hum... ou alors, tout le contraire, ceux qui, déjà atteints d'Alzheimer, auront oublié qu'ils ont le droit de prendre leur retraite à 65 ans :-)))
(1) on nous prend vraiment pour des demeurés.. remarquez, ils auraient tort de se priver puisque personne ne bronche.
(2) oui, il faudrait être bien naïf pour ne pas envisager que, lorsque la mesure fera bien partie du paysage, le volontaire ne risque de devenir obligatoire
VICE CACHE
Si/Quand la retraite passe/passera à 70 ans obligatoires, beaucoup (surtout dans les professions pénibles) n'auront pas les ressources physique pour continuer, ils seront donc contraints de partir avant, avec une retraite incomplète, bien sûr.... un bon moyen de diminuer les retraites sans le dire, n'est-il pas?
NOUVEAUX METIERS .
- je suis trader/spéculateur, je génère des profits énormes et improductifs
qui n'enrichissent que ceux qui n'en ont pas besoin ou je cause des pertes faramineuses qui mettent en
faillite l'économie... cette ronde incessante de centaines de milliards, passant d'un portefeuille à l'autre sans jamais s'investir concrétement dans l'économie réelle est le cancer de notre économie mondiale, évacuons tous ces golden boys néfastes... au chômage!... qu'ils goûtent un peu aux malheurs qu'ils ont causés!
- je suis audit, j'ausculte les entreprises pour détecter les dysfonctionnements ou les malversations et mettre en place une meilleure organisation du travail.... très bien...
... mais si ...
- je suis audit, chien de garde de l'ultra libéralisme, je flique en entreprise pour obtenir plus de rentabilité (comprenez plus de fric pour les actionnaires) en virant des employés et/ou en demandant plus de travail à ceux qui restent (pour un même salaire, bien sûr)...
... alors là, j'ai comme un doute... !!! ....
PROBABILITE
La violence sociétale de plus en plus imposée au monde du travail finira inéluctablement par engendrer de graves violences sociales en réaction... quand ???... peut-être n'en sommes-nous pas si loin.
OUVREZ LEZ YEUX
Il en est sans doute encore beaucoup pour penser que nos dirigeants, hommes politiques et hauts responsables sont compétents et savent ce qu'ils font (après tout, s'ils sont à ces postes, ce n'est pas pour rien, hein ?) et que, conscients de leur devoir, ils n'oseraient nous mentir (après tout, s'ils sont là c'est parce qu'ils veulent se dévouer pour leurs concitoyens, hein ?)
... alors....
- pour ce qui est de la compétence.... voyez comment leur cupidité stupide et arrogante vient de mettre le système - leur système - au bord de la faillite!
- pour ce qui est de la franchise... rappelez-vous comment, depuis des années, ils nous serinent, la main sur le coeur, que l'on ne peut trouver quelques dizaines de millions pour augmenter (ne serait-ce qu'un peu) les salaires, ou boucher le trou de la sécu, ou éradiquer la faim dans le monde, sans faire tout s'écrouler (*)... et voilà que, tout d'un coup, pour sauver leurs fesses, ils sont capables de mobiliser, du jour au lendemain, des centaines de milliards!
Allez, les moutons, ouvrez au moins les yeux pour regarder le chemin qui vous mène à l'enclos où l'on vous tond... et, s'il vous reste un peu d'argent, faites donc un détour par un cinéma pour voir un vieux film : "le cave se rebiffe".
(*) le plus cocasse étant que ce sont les mêmes qui ont finalement tout fichu en l'air par leur imbécile cupidité... enfin, cocasse seulement parce que, comme le disait Beaumarchais "il faut se presser de rire de tout avant que d'être obligé d'en pleurer".
RICHESSE
Il n'est pas anormal qu'il y ait des riches dans la société, l'égalité en ce domaine n'étant pas possible et même pas souhaitable (il y aura toujours des individus plus doués, plus entreprenants, plus efficaces ou simplement plus chanceux en naissant après leurs parents). Donc, que certains soient plus riches n'est pas gênant, à la condition cependant que la répartition des richesses fasse qu'il y ait du travail pour chaque citoyen et que les niveaux de rémunération les plus bas permettent de vivre décemment, sans précarité.
Or, ce n'est pas le cas de notre société actuelle ou seul un petit pourcentage d'individus accapare toutes les richesses tandis que, de plus en plus, le plus gros de la population s'achemine vers appauvrissement et précarité tandis que quelques millions s'y trouvent déjà (chacun sait qu'il est d'autant plus gratifiant d'être riche qu'il y a beaucoup de pauvres en-dessous!). Une telle société n'est pas éthiquement acceptable mais, de plus, elle ne peut durer car, parmi les moutons, vont bientôt se découvrir des loups et les violences sociales pourraient bien renaître (on pourra le déplorer... quant à le blâmer...)
LOYERS/SALAIRES
La plus grande cause de précarité actuelle est le déséquilibre loyer/salaire qui est énorme et va en s'aggravant. Dans les dernières décennies, les loyers (revenus du capital) n'ont cessé de croître, chaque année, alors que les salaires (revenus du travail) stagnaient ou même régressaient, ce qui fait que le pourcentage du salaire dévolu au loyer n'a cessé et ne cesse d'augmenter pour atteindre des proportions jamais atteintes.
- Plus bas loyers en banlieue parisienne : 35 m2, environ 650 euros...
- Smic mensuel net : 1037 euros...
... faites le calcul et voyez combien il reste pour vivre (l'avantage c'est qu'en dehors des heures de travail,les sorties et les courses sont réduites au strict minimum, donc vous menez une vie zen : peu manger et méditer... sur son sort)
LE TROU DE LA SECU
Ce fameux trou de la sécu, que l'on nous présentait comme un gouffre dangereux pour l'économie nationale dont nous, citoyens lambdas, étions responsables, voyez comme, en regard des exactions abyssales de nos cupides financiers spéculateurs, il reprend ses proportions de simple dépression justifiée par la solidarité nationale.
... en fin de compte, la conjoncture nous permet de dire, sans être pour autant taxés d'irresponsabilité, que le trou de la sécu.. on peut n'en avoir rien à péter! :-)))
TRAVAIL,CAPITAL et REPARTITION
Les deux moteurs de l'économie sont le travail et le capital. Pour avoir une société juste et équilibrée, il faudrait que l'on reconnaisse à égalité la valeur de ces deux vecteurs. Or, nous sommes dans une société où les tenants du capital, qui ont le pouvoir, nient de plus en plus la valeur du travail et ne lui consentent que quelques miettes du profit.
On peut douter qu'une telle société perdure! Quand les masses (qui ne sont même plus "laborieuses", la plus grande partie n'ayant plus de travail) vont vraiment se trouver acculées au désespoir, quelque chose va forcément rompre...
L'argument récurrent qui veut que notre société n'ait plus besoin du travail est totalement fallacieux et hypocrite (c'est un argument de l'ultra-libéralisme), la création ou non d'emploi est une question de répartition du profit, c'est l'organisation de la société qui détermine le rapport travail/capital.
D'autre part, il est difficile de croire que cette société ultra-libérale soit longtemps viable car enfin, si le travail continue à etre dévalorisé et à diminuer aussi drastiquement, qui va consommer (1) et faire tourner la machine économique? Certes les riches le deviennent de plus en plus, mais ce ne sont pas eux qui sont moteurs de la consommation, ils sont trop peu nombreux, quelles que soient leurs dépenses relatives : dix individus dépensant 1000 euros chacun feront toujours moins que 1000 individus dépensant 100 euros chacun.
La plus grosse partie des richesses produites, confisquée par un petit nombre, reste improductive
(2), puisque non redépensée (et je ne parle pas des milliards qui partentt prendre des vacances dans des paradis fiscaux)
Il est donc de l'intérêt de tous, même des nantis, de mettre fin à ce déséquilibre suicidaire...
... revalorisons le travail, c'est capital! :-)
(1) je suis bien d'accord qu'il est/sera nécessaire de chercher rapidement une alternative à cette société du tout-consommation... mais, en attendant, il faut bien que les gens (sur)vivent.
(2) ne venez pas me dire qu'ils réinvestissent dans l'outil de production,
si c'était le cas, le monde du travail se porterait beaucoup mieux... nous sommes
loin de l'époque où les capitaux étaient systématiquement réinvestis dans l'économie
réelle et non pas dans la ronde stérile des spéculations boursières.
FAIRE PAYER LES CASSEURS
Il y a quelques années, on entendait beaucoup cette formule chez les gens aux commandes (les mêmes que maintenant, si je ne m'abuse)... mais là, on dirait bien que la formule a été oubliée...
.... car enfin, il semble plutôt que nous soyions aujourd'hui dans un monde où les pompiers félicitent et récompensent les incendiaires avec l'argent des victimes...
... étonnant non (comme aurait dit monsieur Cyclopède).
MORAL
Le "pacte moral" passé avec les banquiers en échange des milliards pour les renflouer.... mouaaarfff... c'est
sacrément dur comme contre-partie?
SOCIETES A RESPONSABILITE (TRES) LIMITEE!
Entendu lors de l'interview d'un PDG d'entreprise sur France-Inter...
- journaliste : trouvez-vous très moral qu'un PDG qui a mené une entreprise à la faillite (et ainsi mis des centaines de salariés au chômage ou en situation précaire) parte avec un parachute doré de plusieurs dizaines de millions d'euros ?
(1)
- pdg : oui parce que ce pdg en tirera la leçon... (2)
... ben voyons, c'est sûr qu'il en tirera la leçon .... qu'il peut
impunément recommencer ailleurs et repartir encore avec quelques dizaines de
millions !!!
(1) non seulement on ne sanctionne pas les responsables des désastres mais, au contraire,
on les récompense en leur permettant de partir avec de véritables fortunes...
et nous sommes dans une société si bien conditionnée par l'ultra-libéralisme
que pratiquement personne ne proteste!
(2) vous rendez-vous compte du mépris dans lequel il faut tenir les gens pour leur servir de tels propos!
LA BOURSE OU LA VIE
Cette expression qui faisait flores au temps des bandits de grands chemins n'a finalement pas vraiment disparu de notre société, seuls les "bandits" ont changé...
... en réponse, le libéralisme a choisi la bourse, ce qui nous gâche pas mal la vie!